E-newsletter Mars 07 : La présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire, a rendu visite aux réfugiés en Afrique
Sommaire :
- Introduction
- La présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire, a rendu visite aux réfugiés en Afrique
- Week-end de réflexion des membres du Conseil Politique des FDU
- La justice doit passer
- La paupérisation
- Les crimes du Général Paul Kagame n’ont pas commencé avec l’invasion du Rwanda
Documents recommandés :
- Communiqué à l'issue des travaux du Week-End de reflexion du CP des FDU-Inkingi : lire le détail (pdf)
- Les premiers témoignages accablant le FPR comme auteur du déclenchement du génocide rwandais : lire le détail (pdf)
- Pourquoi le FPR doit partir : lire le détail (pdf)
- Allocution de la présidente des FDU à l'occation du 46ème anniversaire de la démocratie au Rwanda : lire le détail (pdf)
- Général Paul Kagame et ses complices présumés tentent de manipuler le commonwealth : lire le détail (pdf)
- Programme politique commun pour toutes les composantes des FDU : lire le détail (pdf)
Introduction
C’est presque en termes apocalyptiques que le journal privé ougandais, «The Monitor», a décrit dans son édition du 16 février 2007 la situation du régime de Kigali.
Longtemps considéré comme l’un des plus sûrs relais médiatiques du FPR en Ouganda, ce journal publie depuis un certain temps une série d’opinions tirant à boulets rouges sur la face cachée du régime du Général-Major Kagame.
Dans cet article (cliquez ici) , il est question de ce que le journaliste de «The Monitor» appelle la fin des glorieux temps de conquêtes militaires et de prestiges diplomatiques dont jouissait le régime de Kagame fin des années quatre-vingt-dix et début 2000.
Evoquant des signes avant-coureurs qui ne trompent pas, l’auteur de l’article cite par exemple le récent documentaire de la BBC sur l’assassinant de Habyarimana, qui accule Kagame à la défensive. L’article cite aussi et de façon extensive, un rapport de l’université américaine du Maryland, qui conteste que la majorité des victimes du génocide rwandais soit des Tutsi. Un coup de massue dans ce que d’aucun considère comme le fonds de commerce du régime du Front Patriotique Rwandais.
L’auteur cite enfin un autre rapport d’enquêteurs britanniques du Sanders Research Associates qui affirment qu’il n’y a absolument aucune preuve sur la prétendue planification du génocide par le régime de Habyarimana. Une véritable onde de choc qui pourrait faire délier les langues, surtout qu’elle vient du monde anglo-saxon qui a toujours servi de bouclier au régime de Kagame.
Le compte à rebours a commencé !
La présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire, a rendu visite aux réfugiés en Afrique
«Depuis dix sept ans je ne sais pas ce que c'est habiter dans une maison, je n'habite que dans le sheeting (une maisonnette en plastique), depuis Octobre 1990 quand le FPR-Inkotanyi a attaqué notre région de Muvumba. Depuis lors, avec ma famille nous vivons dans des camps de fortune. Sous ces sacs en plastique, nous dormons. S’il pleut la nuit, nous restons debout car l'eau y jaillit par le bas…», raconte un réfugié à la présidente des FDU, Mme Victoire Umuhoza, qui a rendu visite aux camps des réfugiés rwandais dans des différents pays d’Afrique.
On se souvient que le FPR-Inkotanyi justifiait l’invasion du Rwanda par la cause des réfugiés et prétendait militer pour le retour de tous les réfugiés et pour un pays démocratique qui ne produira plus jamais des réfugiés.
Nous nous rappelons qu'après la prise du pouvoir par le FPR-Inkotanyi au Rwanda, presque trois millions de rwandais ont pris le chemin de l'exil et se sont retrouvés dans des camps de fortune, en grande partie à l'est de l'ex-Zaïre au bord du lac Kivu. Deux ans après, le FPR-Inkotanyi a décidé de traverser la frontière pour détruire ces camps par des bombes et à la mitraillette. Plus de 200.000 personnes y perdurent la vie, la plupart parmi eux étant des enfants, des femmes et des vieillards ne pouvant plus fuir. Ceux qui ont pu sortir des camps incendiés ont laissé leur vie dans la forêt équatoriale à cause de manque de nourriture et des soins médicaux. Les fauves n’étaient pas cléments non plus.
Autour de 600.000 personnes déportées au Rwanda, une partie non négligeable a été massacrée par les militaires du FPR-Inkotanyi. Les survivants de ces massacres macabres se sont éparpillés dans différents pays d'Europe, d'Amérique mais un grand nombre se trouve en Afrique loin de leur pays natal. Et jusqu'à la date d'aujourd'hui, le FPR-Inkotanyi au pouvoir depuis 13 ans ne cesse de pousser d’autres Rwandais à prendre de chemin de l’exil. Le FPR-Inkotanyi en est devenu la cause au lieu de la solution promise quand il a envahi le Rwanda.
Pourquoi les Rwandais fuient leurs pays et que ceux qui ont fui il y a longtemps préfèrent vivre dans la misère loin de chez eux au lieu de rentrer ?
L'oligarchie militaire au pouvoir au Rwanda n'a jamais caché sa vraie nature criminelle, dès le début de la guerre d'agression d'octobre 1990. Ceux qui on subi de près ou de loin ses atrocités (crever les yeux de leurs victimes, éventrer les femmes enceintes, enterrer les personnes vivantes et autres traitements inhumains) gardent toujours la peur. Le régime autoritaire que le FPR-Inkotanyi a mis en place, un régime qui terrorise et opprime la population, un régime qui muselle tout parti politique réellement d’opposition, est aussi une machine qui produit de nouveaux réfugiés. La constitution liberticide que ce régime a taillée sur mesure a rendue cette machine très performante: La liberté d’expression est un vain mot car toute critique au (contre le) régime est assimilée au négationnisme ou révisionnisme (l'article 13).
A cause de la nature du régime dictatorial à Kigali, l'opposition rwandaise est basée à l'extérieur du pays. Les hommes politiques qui ont osé collaborer avec le FPR-Inkotanyi comme l’ex-premier ministre Faustin Twagiramungu ont fui le pays. Seth Sendashonga ex-ministre de l'intérieur, Colonel Lizinde, Major Cyiza, le député Hitimana et autres ont été assassinés par les militaires du FPR-Inkotanyi en exil. L’ex-président de la République Pasteur Bizimungu et son ex-ministre des travaux publics croupissent en prison à cause du fameux article 13. Les journalistes sont ou emprisonnés ou tabassés jusqu'à devenir invalide. Les membres des organisations des droits de l'homme comme LIPRODHOR ont pris le chemin de l'exil. En bref le régime à Kigali ne rassure que des membres inconditionnels du parti au pouvoir.
Mme la présidente des FDU-Inkingi n’a pu que réconforter ces réfugiés auxquels elle a rendu visite. La seule solution viable ne peut que venir de Kigali qui doit mettre en place des conditions de retour dans la sécurité et la dignité. C’est pourquoi les FDU-Inkingi restent convaincues qu’elles doivent faire tout ce qui est possible pour :
- Suspendre la Constitution liberticide et mettre en place un régime politique démocratique multipartite.
- Créer les conditions de la tenue d’Inama-Ngoboka-Gihugu (dialogue rwandais hautement inclusif).
- Mettre un terme à l’impunité et garantir de justes et impartiales réparations aux victimes.
- Mettre un terme à la discrimination et garantir l’égalité de chances entre tous les citoyens.
- Créer les conditions d’un rapatriement effectif de tous les réfugiés rwandais sans discrimination sur la base du retour volontaire et assurer leur réinsertion effective dans la vie économique, sociale, politique et culturelle du pays.
- Restructurer et relancer l’économie nationale.
- Mettre un terme définitif à l’expansionnisme et contribuer à restaurer la paix et la sécurité régionale.
Week-end de réflexion des membres du Conseil Politique des FDU
«Du 23 au 25 février 2007, les membres du Conseil Politique, l’organe suprême des FDU-Inkingi, se sont réunis en week-end de réflexion, à Bruxelles. L’objet de ces journées de réflexion était d’étudier en profondeur la crise que traverse le Rwanda, de dégager une vision plus claire de son avenir et d’approfondir les voies et moyens de sortir le pays de cette crise».
C’est en substance ce qui est repris dans le communiqué à l’issue de cette réunion des cadres des FDU-Inkingi ( cliquez ici )
Plusieurs compatriotes ont commenté cette déclaration publiquement où de façon anonyme. Bien que la plupart des réactions soutiennent les positions des FDU-Inkingi en général, quelques critiques ont été enregistrées. Ce qui est sain dans une société démocratique avec une diversité d’opinion. Et de fait, nos vœux les plus chers sont que le Rwanda puisse jouir d’un tel débat contradictoire, dans lequel les citoyens donnent leurs opinions sans être taxés de divisionnistes et autres sobriquets intimidateurs.
Si on revient aux critiques, les gens ont souvent regretté de ne pas avoir été associés aux initiatives des FDU-Inkingi, qui pourtant se présentent comme un cadre unifié de l’opposition démocratique. Nous en profitons pour vous appeler à adhérer pour pouvoir améliorer ce cadre que tous les opposants à quelques exceptions près ont salué. Que vous soyez une organisation politique ou une personnalité indépendante prête à conjuguer ses forces pour l’avenir du Rwanda, les FDU-Inkingi ont besoin de vous.
Au delà de ce que vous trouvez dans le communiqué, le conseil politiqué a fixé les lignes directrices de la première étape de réalisation de ses objectifs. Il s’agit de:
- Prendre toutes les dispositions nécessaires afin que Paul Kagame soit destitué, le pays ne pouvant être dirigé par un présumé criminel de guerre.
- Poursuivre et faire aboutir dans des délais et des modalités adéquats la proposition rendue publique l’an dernier pour la tenue d’une Table-Ronde de toutes les forces démocratiques et civiques du pays, intérieures et extérieures, y compris celles des membres du FPR non impliqués dans des crimes contre l’humanité, afin de doter le Rwanda d’un gouvernement démocratique et largement inclusif.
- Mettre tout en œuvre pour que les autres membres de l’oligarchie militaro-affairiste au pouvoir à Kigali suspectés de crimes, notamment de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, soient appréhendés et traduits en justice.
- Subordonner une quelconque participation des FDU-Inkingi aux prochaines échéances électorales (élections législatives prévues en 2008 et présidentielles prévues en 2010) à la réalisation des conditions suivantes :
- (a) La traduction de Paul Kagame et ses complices devant les tribunaux compétents.
- (b) La libération des détenus politiques ou d’opinion.
- (c) La réforme de la Constitution en vigueur de manière à permettre, notamment et non limitativement, le libre fonctionnement des partis politiques, un accès équitable desdits partis aux médias et aux financements publics, des garanties suffisantes d’indépendance de la commission électorale, des pouvoirs locaux et des juridictions de recours et de neutralité des forces de défense et de sécurité.
- (d) La conclusion du rapatriement volontaire des réfugiés.
Avec votre aide, la dictature sera vaincue
La justice doit passer
Sans commentaires, nous voudrions vous recommander l'article du journaliste politique Alphonse Bazigira, qu'il a intitulé « Rwanda: L’assassinat des pilotes français de l’avion de feu Président Juvénal Habyarimana n’est pas un accident banal. La justice doit passer! ».
La paupérisation
La misère si criante de la population rwandaise a atteint un niveau que l’on n’avait, même pendant les périodes de disettes, jamais connu. Elle est la conséquence directe de la politique économique du gouvernement. On dirait que le pouvoir veut sciemment appauvrir les citoyens.
En effet, au regard de toutes les lois et mesures prises par le gouvernement, celui-ci a comme objectif d’enrichir une petite minorité dominée par les membres du Front Patriotique Rwandais (FPR) au détriment de la majorité de la population. Que cette situation corresponde à l’idéologie du FPR (un pouvoir par une oligarchie au lieu d’un pouvoir par le peuple), le fait d’avoir une administration publique corrompue et une armée affairiste où tout homme d’affaires doit s’associer avec un généralissime pour sa survie, sont le résultat de l’incapacité du gouvernement à diriger le pays sans terreur.
La misère au Rwanda n’est pas seulement un fléau dans les zones rurales, elle est aussi alarmante dans les villes à cause de la politique aventurière d’urbanisation de façade. Au moment où les immeubles de verre poussent, les pauvres sont chassés des villes après des expropriations sans compensations équitables. Des milliers de personnes qui avaient trouvé refuge dans les villes à cause de l’insécurité sont déplacés vers de nouvelles agglomérations sans école ni hôpital.
Les fonctionnaires n’ont pas été épargnés par la pauvreté. Ceux qui ont échappé au licenciement massif d’il y a deux ans ont un salaire qui ne leur permet pas de nourrir leurs familles et de payer les frais de scolarité des enfants.
La supposée réussite macro-économique ainsi affichée du Rwanda qui ferait partie des pays exceptionnels ne doit pas cacher la culture de dissimulation et de manipulation dont fait preuve le régime de Kigali.
La population rwandaise souffre actuellement de trop de maux : 64% des Rwandais vivent avec moins d’1 U$ par jour, l’espérance de vie ne dépasse pas 40 ans, le taux de scolarisation est inférieur à 50 %, etc.
Il faut absolument prendre les statistiques officielles avec des pincettes. Ce n’est pas parce que les institutions de Bretton Woods débloquent des crédits et font des déclarations bienveillantes en disant être satisfaites des réformes engagées en matière de lutte contre la pauvreté que le Rwandais se réveille du jour au lendemain avec un niveau de vie plus élevé.
Le Rwanda actuel a oublié le dynamisme économique d’antan du milieu rural parce que les gens y vivent dans la peur et l’incertitude. La gestion du pays par le régime actuel est catastrophique quant à la satisfaction des besoins essentiels de la population et pour ce qui concerne la distribution des richesses.
Le souci du niveau de vie de la population, surtout rurale, ne figurant pas en réalité dans les objectifs des hauts responsables du pays, aucun résultat tangible ne peut être atteint par le rwandais moyen et pauvre.
Ce qui est important pour le nouveau pouvoir, c’est l’image à l’extérieur et ce que la presse étrangère accepte de publier. De nombreuses media étrangères publient des statistiques de l’économie rwandaise qui n’ont rien à avoir avec la réalité du terrain et qui étalent un bilan erroné de la gestion économique et catastrophique du gouvernement actuel. Le président n’a pas eu honte d’affirmer que «tous les secteurs importants de l’économie ont atteint les performances qui étaient les leurs avant 1990 et que pour beaucoup de cas, des niveaux ont été dépassés», que le Rwanda a atteint son autosuffisance alimentaire et que le taux de croissance s’est stabilisé à 6 % tandis que le taux d’inflation ne dépasserait pas 3%!
Il est nécessaire de souligner que les dépenses militaires sont 16 fois plus importantes que celles de la santé. De plus, l’essentiel des aides extérieures est soit détourné par le cercle au pouvoir, soit utilisé dans le financement des activités militaires. Déjà au mois de février 1997, le correspondant de l’agence Reuters au Rwanda, Monsieur Jennings, a été expulsé du pays sans que les autorités aient précisé le motif d’expulsion. Mais il est bien connu et documenté, que le journaliste avait publié une affirmation de vice-président et ministre de la défense d’alors, Mr. Paul Kagame, qui a dit lors d’une conférence de presse que « le Rwanda a le droit de détourner une partie de l’aide internationale pour contribuer à la guerre intérieure contre les extrémistes hutus, car la sécurité est une priorité à la fois pour le gouvernement rwandais et les donateurs étrangers ». (10.02.97, AFP)
Les facteurs expliquant la paupérisation de la majorité du peuple rwandais ont donc comme noms: emprisonnements arbitraires de la main d’œuvre, guerre, corruption, détournement des biens publics, mauvaise orientation économique.
Les crimes du Général Paul Kagame n’ont pas commencé avec l’invasion du Rwanda
Les crimes du Général Paul Kagame et ses collaborateurs ont été dévoilés depuis trop longtemps. A titre d’exemple, nous vous proposons un extrait de la lettre d’information de la Coalition Ougandaise pour la Démocratie, Vol 3, N° 1 datée de janvier 1993. Au point IV.2 nous lisons :
«LES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE MUSEVENI SONT EN FAIT DES ESCADRONS DE LA MORT. Tous ces postes stratégiques dans le Renseignement militaire et civile, les postes de commandement et de contrôle dans les maisons de torture et les centres de détention sont occupés par les Tutsi. Ceux qui excellent dans le massacre des Ougandais montent en grades. Pendant près de 4 ans, Paul KAGAME a commandé la Maison BASIIMA, il a torturé et massacré des Ougandais innocents à une fréquence journalière.
C'est KAGAME qui a introduit les formes suivantes de torture:
- étouffer la victime en couvrant la tête par un sac plastique fortement serré autour du cou jusqu'à mourir par suffocation;
- chocs électriques à travers les testicules;
- attacher de lourdes roches aux testicules, conduisant ainsi à la mort ou aux dommages physiologiques et psychologiques permanents.
Cependant la forme la plus redoutée est AKANDOOYA qui consiste à ligoter ensemble les bras et les pieds par derrière le dos, la personne formant un cercle. Cette méthode a été appliquée à des milliers de victimes mortes ou laissées les membres endommagés pour toujours.
- Faire couler le caoutchouc ou le plastique brûlant sur les prisonniers;
- faire exploser les coups de pistolet sur l'oreille du prisonnier entraînant la surdité instantanée;
- forcer le prisonnier à boire l'urine, le mazout et l'eau savonné,
- battre les prisonniers avec un câble métallique.
Mr. OPON OCAK est un exemple de la torture de KAGAME d'attacher des roches aux testicules. L'Organisation de la Sécurité extérieure (OSE) et l'organisation de la Sécurité Intérieure (OSI) sont engagées dans l'enlèvement, l'empoisonnement et le meurtre des opposants politiques à l'intérieur et à l'extérieur de l'Ouganda. Les cas exemplaires sont l'assassinat de SEROWAN et ses associés vivant au KENYA, et l'empoisonnement de Sam SEKAJJA en SUEDE.»


