E-newsletter Février 07 : Je ne suis plus "Candidat-Président"

Sommaire :

Documents recommandés :

  • Les premiers témoignages accablant le FPR comme auteur du déclenchement du génocide rwandais : lire le fichier ici
  • Déclarations de Paul Kagame sur la BBC, stratagème pour le soustraire de l’action judiciaire : lire le fichier ici
  • Allocution de la présidente des FDU à l'occation du 46ème anniversaire de la démocratie au Rwanda : lire le fichier ici
  • Général Paul Kagame et ses complices présumés tentent de manipuler le commonwealth : lire le fichier ici
  • Un dictateur anglophone recherché par la justice française, rompe définitivement avec Francophonie : lire le fichier ici
  • Les 7 objectifs des FDU : lire le fichier ici
  • Reporters sans frontières parle de manque de liberté de presse au Rwanda : lire le fichier ici

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Introduction

Eric Bahembera commissaire de l'information
Eric Bahembera commissaire de l'information

Encore un qui s’est trompé sur la vraie nature de l’Armée patriotique rwandaise (APR), branche armée du Front Patriotique Rwandais (FPR).

Je ne parle pas ici de celui qui a confié à l’APR la mission de maintien de la paix au Darfour malgré son comportement criminel bien documenté au Rwanda et au Congo. Je parle plutôt du Président Abdullah Yusuf de la Somalie qui, lors de sa visite officielle à Kigali du 23-24 Janvier, a demandé officiellement de l’aide militaire à Kagame.

En effet, le gouvernement de transition somalien est menacé par un mouvement islamiste qui a été repoussé grâce à l’intervention de l’armée éthiopienne. Depuis l’incursion de l’armée américaine sur le territoire somalien pour y poursuivre les terroristes, Kigali s’est aussi intéressé à ce conflit. La demande du Président somalien est pour Kagame une chance de se faire un allié des Américains dans leur lutte contre le terrorisme. Comme la stratégie de Kagame dans sa guerre déclarée contre la France consiste à y impliquer ses amis, il est clair qu’il va se présenter aux autorités américaines comme étant leur ami prêt à sacrifier la vie de ses soldats (ses compatriotes) pour défendre les intérêts américains et à son tour demande aux dites autorités de l’aide dans sa guerre injustifiée contre la France.

Kagame a malheureusement mal calculé parce que les Américains sont assez intelligents pour ne pas s’allier aux terroristes confirmés pour combattre le terrorisme. Les mandats d’arrêt internationaux émis par le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière contre les membres de presque tout le commandement de l’APR confirme ce qui était déjà connu: Kagame est à la tête d’une organisation au sein de laquelle évolue des criminels. Quand George Bush lui serra la main, il ne savait pas qu’il serrait la main d’un « diable » pour n’utiliser que les termes du Général Dallaire. Maintenant Kagame n’aura que des alliés mal informés. Presque tout le monde sait qu’au sein de son organisation, le FPR/APR, se cachent des terroristes impliqués dans plusieurs crimes commis en Afrique centrale, crimes allant du génocide jusqu’aux crimes économiques. Ceci est confirmé par plusieurs rapports de l’ONU et des organisations des droits de l’homme.

Ce numéro Inkingi info vous donne encore des informations sur la vraie nature de celui qui veut abuser de l’amitié des peuples pour échapper aux poursuites judiciaires.

Eric Bahembera
Commissaire à l’information

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Le 46ème anniversaire de la démocratie au Rwanda n’a été fêté qu’en exil

Ils étaient quelques centaines à répondre à l’invitation de la section locale du RDR (composante des FDU) le 28 Janvier dernier aux Pays-Bas. Ces personnes croient toujours pouvoir instaurer au Rwanda cette démocratie « réelle » à laquelle les premiers élus du Peuple aspiraient le 28 Janvier 1961.

Depuis, cette démocratie est devenue un idéal qui n’a jamais été atteint. Les pouvoirs qui se sont succédés ont inventé leurs propres « démocraties dictatoriales » avec des qualificatifs et des pratiques qui les éloignent de la volonté du Peuple. La présidente des FDU, Mme Victoire Ingabire, présente à cette fête des démocrates, expose dans son discours ( cliquez pour lire tout le discours sur le site ) ce qu’est devenue la démocratie dans le Rwanda actuel.

C’est désespérant! Le Rwanda n’avait jamais connu une telle dictature auparavant.

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La justice internationale à l’épreuve !

Les mandats d’arrêts internationaux lancés par le juge anti-terroriste Jean Louis BRUGUIERE contre Paul KAGAME et ses plus proches collaborateurs, les ont placés dans une situation de défensive avec un argumentaire faible, contradictoire et dénoué de tout fondement. Car, de multiples témoignages à charge émanant des anciens membres du FPR montrent comment le FPR avec à sa tête Paul KAGAME est le planificateur et l’exécutant des mahleurs qui ont endeuillé et continuent d’endeuiller le peuple rwandais.

Dans ce numéro nous vous présentons les témoignages de Jean Pierre MUGABE et Christophe HAKIZABERA, qui, outre qu’ils livrent des témoignages confirmant la planification et l’exécution de l’attentant contre l’avion du Président HABYARIMANA par KAGAME et ses lieutenants ; ils décrivent aussi comment le FPR a planifié stratégiquement avec un sadisme frisant l’horreur, la prise du pouvoir total au Rwanda.

Cliquez « Les premiers témoignages accablant le FPR comme auteur du déclenchement du génocide rwandais » pour accéder à l’article.

Ces témoignages qui ne sont pas les seuls à démontrer que le FPR a déclanché consciemment le génocide rwandais montrent que quiconque mandaté à rendre la justice aux victimes de ce génocide devrait prendre cet attentant en considération.

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Le Commonwealth, devient-il refuge des criminels ?

Que le gouvernement rwandais rompe des relations diplomatiques avec la France est un fait ayant été justifié par la non reconnaissance de l’impartialité du juge anti-terroriste français qui Kagame d’avoir assassiné de son prédécesseur.

Qu’il frappe à la porte du Commonwealth, est un autre fait que Mr. Alphonse Bazigira, journaliste politique et expert de la région des grand-lacs a profondément analysé dans son article «Un dictateur anglophone, Chef d’Etat recherché par la justice française, rompe définitivement avec la Francophonie ». L’auteur se demande si le Commonwealth serait devenu un dépotoir des dictateurs. Mais il espère aussi, que le Commonwealth s’étant montré strict envers le Zimbabwe qui ne respecterait pas les droits de l’homme « blanc » ne tolérerait pas le Général Kagame qui lui traîne dans sa conscience des milliers de cadavres « noirs ».

Nous vous recommandons cet article très intéressant dont le lien se trouve en haut. Il constitue un bon complément pour le communiqué « Général Paul Kagame et ses complices présumés tentent de manipuler le commonwealth » de notre Secrétaire Général et Porte-Parole, le Docteur Jean Baptiste Mberabahizi.

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Je ne suis plus «Candidat-Président»

Je ne suis plus « Candidat-Président ». C’est dans ces termes que mon ancien camarade de classe a commencé la lettre qu’il m’a adressée dernièrement depuis Kigali.

« Je ne le suis plus pas parce que ici, pour être président, il ne faut pas avoir fait beaucoup d’études. De plus, il n’est pas de bon augure de lorgner sur cette fonction, même dans ses rêves. Et pourtant, il y a de quoi rêver, quand on voit ce que gagne le garçon en place. Ne gagne-t-il pas en effet plus de 100 fois mon salaire de misère ? A ce prix, vous vous en conviendrez, il n’est pas disposé à laisser des mouches envier sa soupe. Il sera président à vie surtout que ce fauteuil lui assure une immunité ».

Mon camarade de classe qui n’était pas spécialement doué en classe, nous (camarades de classe) a confié qu’il était devenu « candidat-député » quand il a passé la quatrième année secondaire. C’était dans les années 80. La constitution d’alors exigeait ce niveau d’étude pour pouvoir poser sa candidature. Pour être éligible à la présidence de la république, il fallait faire 2 ans supplémentaire. Quand il a eu son diplôme deux ans plus tard, nous lui avons dit qu’il était alors devenu « présidentiable ». A quoi il a répondu: « D’accord, mais tant qu’on a encore le droit de rêver ». Mon camarade a alors tenu sa promesse.

Sa lettre a attiré mon attention sur deux privilèges dont bénéficie le président de la république, à savoir un salaire mirobolant, et une immunité juridique.

Si je commence par l’immunité, on voit que l’on a pas de chance de juger le généralissime Kagame pour les nombreux crimes dont il est suspecté. Dès que la menace du mandat d’arrêt du juge français Bruguière se précisait, il a fait passer son mandat de 5 ans à 7 ans, de quoi lui donner un répit de 2 ans supplémentaires. Aux dernières nouvelles, il semble que Kagame aurait accepté le principe d’une commission d’enquête indépendante (que dis-je, inféodée), pour statuer sur les responsabilités de l’attentat contre Habyarimana. Lui qui s’emploie depuis 12 ans à envoyer des opposants au TPIR d’Arusha n’aurait plus confiance en cette juridiction pour le juger ?

La réponse se trouve dans le communiqué de presse « Les déclarations de Paul Kagame sur la BBC sont un stratagème pour le soustraire de l’action judiciaire initiée en France » du Secrétaire Général et Porte-Parole des FDU, Dr. Jean-Baptiste Mberabahizi.

Quant à son salaire, le moins que l’on puisse dire est qu’il est scandaleux; 600 fois le salaire d’un enseignant (mon camarde est enseignant). Normal que son diplôme n’impressionne pas Kagame, lui qui n’a qu’un « O level » (4 ans secondaire) de Ntare School. Est-ce ce que Louis Michel appelle la bonne gouvernance ?

La comparaison des salaires et la valeur de la monnaie montre que Kagame exagère quand même. Il n’y a de quoi rêver comme le prétend mon camarade mais il y a de quoi à voir honte et pitié :

  • 1$ = 600Frw (en 1985 : 1$ = 70 Frw)
  • Revenue par habitant : 270$/an(en 1985 : 400$)
  • Ouvrier/ paysan : 10$/mois (en 1985: 40$ )
  • Enseignant : 50$ (en 1985: 200$)
  • Caporal : 20$ (en 1985: 60$)
  • Colonel : 120$(en 1985: 400$)
  • Ministre : 2400$(en 1985: 650$)
  • Président de la république: 30.000$(en 1985: 2000$)

On voit que depuis l’accession au pouvoir, le pouvoir d’achat a diminué en moyenne de 300%. Seul le salaire du Président et ses ministres a augmenté de plus de 2000%.

Eric Bahembera
Commissaire à l’information

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