L’ONU accentue ses responsabilités dans le génocide des Hutu du Rwanda et dans la Région d’Afrique des Grands Lacs

L’ONU accentue ses responsabilités dans le  génocide des Hutu du Rwanda et dans la Région d’Afrique des Grands Lacs.

Sollicité vivement par le Représentant Spécial des Etats-Unis d’Amérique dans la Région des Grands Lacs Africains, Monsieur  Russel D. Feingold,  le chef de la MONUSCO, Monsieur Martin Kobler, vient de déclarer une guerre ouverte contre les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR en sigle).
Le Conseil  National pour le Changement Démocratique au Rwanda -CNCD-  saisit cette opportunité pour rappeller au Conseil de Sécurité  de l’ONU ses responsabilités  indéniables dans la tragédie rwandaise, ne fût-ce que pour avoir abandonné le peuple rwandais à des hordes de tueurs en retirant les casques bleus de la MINUAR censés les protéger et en prenant parti pour les tueurs du FPR grace à un appui militarie, politique et diplomatique qui ne fait plus aujourd’hui aucun doute.
Si, à tort et grâce à la manipulation et à l’intoxication médiatique, le monde a pu croire à un certain moment que le génocide rwandais aurait été concocté par des hutus extrémistes influents et proches du régime du Président Juvénal Habyarimana (RIP), lâchement assassiné le 6 Avril 1994 par le FPR et  ses alliés, le Conseil de Sécurité de l’ONU ne peut plus aujourd’hui,  au vu des preuves à charge à sa disposition si accablantes pour le régime de Kigali, faire mine d’ignorer les responsabilités évidentes du FPR  vis-à-vis des drames au Rwanda, dans toute la région de l’Afrique des grands lacs et ailleurs.
Le CNCD déplore que, au moment où  ni le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), ni encore les alliés inconditionnels du FPR n’ont pu apporter la moindre preuve pour étayer leurs allégations, ces mêmes alliés du régime criminel au pouvoir à Kigali continuent de faire obstruction à la justice en empêchant le TPIR d’engager des poursuites pénales contre les membres du FPR-inkotanyi dans le but de couvrir, par ricochet, leurs propres responsabilités dans le drame rwandais.
Certains alliés du FPR- inkotanyi sont allés même plus loin pour affirmer que le génocide rwandais serait le fruit d’une haine atavique et séculaire entre les Hutu et les Tutsi du Rwanda. C’est dans ce contexte que lors du procès que SOS Racisme a intenté au journaliste français Pierre Péan, auteur d’un livre remarquable sur le génocide rwandais, Dominique Sopo, alors Président de SOS Racisme, a osé déclarer que: « Évoquer le sang des Hutu, c’est salir le sang des Tutsi ».
 
La palme de la bêtise revient sans doute à Jean Francois Dupaquier, journaliste français à la solde du FPR-inkotanyi, qui a affirmé le 11 février 2014, à titre d’expert dans le procès SIMBIKANGWA, que :«Violer une Tutsi, c’était un rite d’initiation chez les jeunes Hutu déjà extrémistes, un peu comme le mythe, chez les Masaï, qu’on devient un homme en tuant un lion.» Les filles Tutsi vivaient dans la peur du viol, nombreuses parmi elles ne parvenaient pas vierges au mariage. »
Le CNCD dénonce une campagne déliberée de diabolisation des Hutu savamment orchestrée par le FPR et ses alliés et regrette que le Conseil de Sécurité de l’ONU soit tombée dans ce piège en ordonnant à ses casques bleus, contrairement aux droits élémentaires reconnus aux réfugiés par le convention de Genève, de tirer sur des réfugiés rwandais en RDC.
Ces réfugiés présentés comme des forces negatives et des combatants des FDLR à anéantir à tout prix  sont dans une écrasante majorité des femmes et des enfants et des jeunes qui n’ont aucune responsabilité dans le genocide rwandais. Au contraire ils ont échappé à la chasse sauvage et impitoyable organisée depuis 1996 par l’armée du FPR, avec l’appui et la protection des mêmes soutiens .
Le CNCD s’elève énergiquement contre la solution finale comme voie pour résoudre le problème rwandais et demande au Conseil de Sécurité des Nations unies d’éviter toute confrontation armée de nature à replonger les Rwandais dans des conflits éthniques aux conséquences incommensurables.
Le CNCD estime que toute tentative d’étouffer par les armes les revendications politiques et légitimes des réfugiés Hutu se trouvant en RDC sera vouée à l’échec. Il s’engage à cet effet à soutenir tous les efforts de nature a résoudre politiquement et pacifiquement le conflit rwandais dans le respect et la dignité de toutes les composantes de la nation rwandaise.
Le CNCD appelle le peuple rwandais à la vigilance extrême pour éviter de donner raison à tous ceux qui veulent l’utiliser comme bouclier humain dans des guerres pour assouvir leurs propres intérêts ou des intérêts stratégiques inavoués et inavouables. La lutte politique pour le pouvoir au Rwanda doit passer par les voies démocratiques dans lesquelles la force de la pensée, de la raison et des lois l’emporte sur les armes et les divisions éthniques.
Le CNCD demande aux amis du Rwanda et plus spécialement au Royaume-Uni d’Angletterre et aux Etats-Unis d’Amérique de reconsidérer leur positionnement dogmatique sur la question rwandaise et d’oeuvrer pour favoriser le dialogue, le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit, la justice, la démocratie et la reconciliation.
Le CNCD appelle enfin l’ONU à faire preuve d’impartialité en mettant en place un tribunal pénal international pour la RDC pour juger tous les crimes de genocide et les crimes contre l’humanité tels que relevés dans le Maping Report d’octobre 2010 et à remédier par la même occasion aux insuffisances et aux omissions constatées au niveau du TPIR pour rendre effective sa mission de réconciliation du peuple rwandais.
Fait à Martigny, le 19/03/2014
Général Habyarimana Emmanuel
Président
Contacts:
 
Gén. Habyarimana Emmanuel
Président
Eugène Ndahayo
Secrétaire Général et Porte-parole
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