La diplomatie rwandaise en déclin…ou le début de la fin!

Le Président Kagame chez la Reine du Royaume-Uni

Les antiques sages rwandais nous ont légué de nombreux enseignements pour nous rappeler que, dans ce bas monde, la vanité est du domaine de la folie et de l’inconscience des idiots qui admirent leur propre ignorance.

La politique, comme tous les autres aspects de la vie des hommes sur terre, n’échappe pas aux sentences ancestrales jamais démenties. Par exemple, ils ont affirmé : « iby’isi ni gatebe gatoki, ibihe biha ibindi kandi ngo ntagahora gahanze ! ». Tout ceci, pour que les humains se souviennent sans cesse, que la roue tourne, que l’impermanence est la marque de toute chose et qu’elle doit nous incliner vers l’humilité au lieu de nous pousser à l’orgueil ! Que tout est voué au changement, les opinions y comprises, et que la seule chose qui ne change pas est précisément le changement. L’impermanence des choses ou le « ntagahora gahanze » de nos sages et illustres ancêtres !

Or, de fait, les nouvelles qui tombent à propos du Rwanda ces derniers temps, ne sont pas des plus rassurantes, du moins en matière de sa diplomatie : car, la publicité qui est faite actuellement du Rwanda, donne à penser que ce pays, son régime et son président sont en situation délicate et que son image, à l’étranger, est considérablement entamée, abimée, ternie et s’achemine même vers la proscription internationale. Le régime du Général président Paul Kagame, dont il est habituellement dit qu’il tient de main de fer – étrange expression pour un pays jusqu’ici donné en modèle en toute chose, en tout lieu et dont le régime se dit démocrate – son menu pays et son immense population, craquent de toutes parts au point que les fissures se font sentir jusque dans les fondations de ses soutiens inconditionnels. Ce qui provoque la stupeur et le tremblement des caciques et autres irascibles du régime !

Il fallait s’y attendre un jour ! Avant qu’un mal ne se déclare avec fureur et fracas dans un organisme quelconque, et ne se manifeste véritablement dans toute sa hideur effrayante à tous ceux qui s’en approche, il peut d’abord s’enraciner très longtemps et très profondément dans son support et véhicule qui est l’organisme, le ronger, le transformer et l’imprégner jusqu’à ce que le mal en soi et son support deviennent indissociables, presque identiques. Le mal devient véhicule et le véhicule se métamorphose en mal. Et lorsque l’on voit l’un, l’on voit l’autre. Mais comme disent encore les sages, « ibuye ryagaragaye ntiriba rikishe isuka » car, le mal manifeste n’est plus un danger, puisque tout le monde s’en écarte !

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