Les résolutions prises par Nkiko Nsengimana et ses amis sont nulles et de nul effet.

Les résolutions rendues publiques ce 26 février 2011 par un groupe de membres dissidents emmenés par Nkiko Nsengimana sous le nom « d’assemblée générale des représentants des membres des FDU-INKINGI à l’extérieur du Rwanda » sont nulles et de nul effet.

Le Bureau Exécutif (BE) informe l’opinion qu’une telle structure n’existe pas au sein des FDU-INKINGI et que la majorité des conseils politiques locaux a eu la maturité de ne pas répondre aux sollicitations des dissidents.

Le BE prend acte du fait que, après avoir constaté qu’il n’avait pas qualité pour convoquer et présider le « Conseil Politique Extraordinaire » qu’il avait pourtant tenté d’organiser, Nkiko Nsengimana, Deuxième Vice Président des FDU-INKINGI, alors même qu’il se savait suspendu pour indiscipline, a violé sciemment la Charte Constitutive et s’est mis définitivement hors des structures régulières des FDU-INKINGI. Le BE en fera rapport au Conseil Politique auquel il appartiendra de prendre les mesures définitives appropriées.

Le BE note que n’ont pris part à ladite assemblée que les membres issus du RDR auxquels se sont adjoints des parents proches de Nkiko Nsengimana, qui, pour l’occasion, se font passer pour des délégués des conseils politiques locaux de Suisse et d’Ile-de-France alors que ces structures ne les ont pas mandatés à cet effet.

Le BE note également qu’elle comptait des personnes non membres des FDU-INKINGI, notamment les soit disant « représentants des bienfaiteurs, de la jeunesse et des femmes » et que ses organisateurs, conscients de son déficit de représentativité (ils ont d’ailleurs sciemment oublié de citer parmi les conseils politiques locaux non représentés ceux du Canada, de Lyon et de Toulouse), ont recouru à une pratique consistant à extorquer de la part de certains membres des « procurations », une pratique étrangère aux règles de fonctionnement des FDU-INKINGI.

Le BE relève dans les motifs des « conjurés du 26 février » une série de contre vérités et de demi vérités dont le but est de donner un semblant de légitimité à leur forfaiture.

1.     La Charte Constitutive des FDU-INKINGI signée le 29 avril 2006 ne consacrait absolument aucune fusion des organisations fondatrices pour la bonne et simple raison que le RDR s’y était fermement opposé, ne consentant, en principe, qu’à un transfert de certaines compétences et un gel de ses activités dans ces domaines, dispositions qu’il n’a du reste eu de cesse de contester ou de violer.
2.     La décision prise par le Conseil Politique du 29 septembre 2008 dite « Déclaration de La Haye » ne portait que sur la participation aux élections présidentielles d’Août 2010 et non sur le nom du candidat et encore moins sur le transfert de toutes les activités ou de toutes les structures des FDU-INKINGI au Rwanda. La désignation du candidat n’a eu lieu que le 26 septembre 2009.

3.     Aucun Conseil Politique ne s’est tenu le 19 août 2009. Il s’agissait plutôt d’une réunion consultative à laquelle ont participé des membres du Comité Exécutif et des personnes-ressources dont certaines ne sont pas membres des FDU-INKINGI. Les propositions faites au cours de cette réunion n’ont jamais été adoptées par aucune structure statutaire.

4.     Lors de sa session tenue avant le meeting du 09 janvier 2010, le BE, après avoir constaté que presque toutes les conditions objectives pour l’enregistrement des FDU-INKINGI et leur participation effective aux élections présidentielles n’étaient pas remplies, a décidé de modifier les plans en conséquence et de se réunir de nouveau après le 06 février 2010 aux fins d’examiner la situation à la lumière d’éventuels nouveaux éléments et d’en faire rapport au Conseil Politique.

En date du 16 janvier 2010, certains membres du Comité Exécutif ont décidé unilatéralement de modifier les plans et les structures organisationnelles avec l’intention d’opérer un putsch dans le cadre de ce qu’ils ont appelé le « Comité de Coordination ». La création du Comité de Soutien en avril 2010, en lieu et place du « Comité de Coordination », était un compromis visant à maintenir l’unité de l’organisation.

Le BE constate que les membres réunis irrégulièrement ce 26 février 2011, à l’instigation des putschistes du 16 janvier 2010, et qui ont poussé leur indiscipline jusqu’à tenir une réunion publique ce 27 février 2011 à Bruxelles, ont de ce fait choisi de quitter l’organisation ; il les invite à en assumer les conséquences qui s’imposent.

Le BE réaffirme sa détermination à assumer ses responsabilités et à œuvrer à la restructuration des FDU-INKINGI dont les organes à l’intérieur du pays sont également mis à mal par les éléments sectaires et opportunistes et leurs relais locaux.

Le BE informe l’opinion que ces défections n’entament en rien sa ferme détermination à jouer son rôle de leadership et invite les Rwandaises et les Rwandais à poursuivre la lutte pour l’avènement d’un Rwanda démocratique, non ethnique, solidaire, indépendant et pacifique.

Fait à Bruxelles, le 28 février 2011.

Pour le Bureau Exécutif,

Eugène NDAHAYO
Premier Vice Président.

Dr Jean-Baptiste MBERABAHIZI
Secrétaire Général

Benoît NDAGIJIMANA
Secrétaire Général adjoint.

 

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